Facebook à l’origine de la dépression 2.0 ?

Une étude réalisée aux Etats-Unis aurait réussi à prouver qu’il existe un lien entre le réseau social et un état dépressif constaté chez certains adolescents. Cette pathologie s’est même vue attribuer un nom: « la dépression Facebook ».

Les différents éléments qui justifient ce diagnostic ne sont pas surprenants.

En effet, dans la « vraie vie », le besoin de reconnaissance et d’appartenance à un groupe est primordial pour un adolescent. Que ce soit par la mode vestimentaire, la musique, le sport ou n’importe quelle autre passion, les jeunes se distinguent dans le but de se faire accepter par leurs pairs.
Et finalement, Facebook ne fait qu’accentuer le phénomène, puisqu’on y retranscrit noir sur blanc ses convictions ou ses préférences musicales par exemple, à travers les différents éléments que l’on poste.

Nos ados passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux. Cette omniprésence du online dans leur vie est l’élément déclencheur de ce qu’on pourrait appeler un « repli social ». Car finalement, à quoi bon sortir, si je peux échanger avec tous mes amis n’importe quand et n’importe où dans le monde ? Plus on avance, plus la barrière entre vie réelle et vie virtuelle s’amenuise. Et plus les adolescents perdent leurs repères sociaux.

L’étude nous parle « d’anxiété sociale », pour qualifier ce sentiment de peur qui naît en eux. Une peur d’être jugé, critiqué, détesté. Cette caractéristique existe depuis bien longtemps et représente peut-être un cliché de l’adolescent en mal de vivre, mais elle est tout de même décuplée depuis l’arrivée de Facebook. Ce qui peut sembler paradoxal finalement, car rien n’oblige les jeunes à se mettre à nu sur les réseaux sociaux (au sens figuré du terme, j’entends…), à part une pression sociale, justement.

Car sur Facebook, il faut avoir beaucoup d’amis. Peu importe la relation qu’on entretient avec eux. Quand on a 15 ans en 2011, on pense quantitatif, pas qualitatif. Un système de compétition s’instaure inconsciemment: c’est à celui qui aura le plus d’amis, mais aussi le plus de « like » sur un statut ou de commentaires sur une photo.

Et dans la course à la popularité, il n’y a pas de solidarité. Comme dans la cour du collège, un sentiment d’infériorité peut naître chez un ado derrière son écran, qui a alors l’impression d’avoir une vie sociale proche de zéro.
Culture Buzz nous remémore à juste titre une vidéo qui a fait beaucoup de bruit il y a quelques mois, et qui résume parfaitement le sujet:

Source: Vanksen

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