Les vrais-faux avis des internautes

Que la météo le veuille ou non, l’heure des vacances a sonnée pour vous, et vous avez décidé de partir loin, au pays où les mots « soleil », « chaleur » et « piscine » ne sont pas qu’un lointain concept que le mois de juillet a décidé d’éradiquer en France cette année.

 

Pour cela, vous avez choisi de réserver un charmant petit hôtel en bord de mer. Et comme 70% des internautes, vous êtes allé consulter les commentaires en ligne pour vous forger une opinion.

Et c’est là qu’est l’os, hélas. Aujourd’hui, de plus en plus de e-commerçants et de voyagistes en ligne font appel à des agences spécialisées en e-réputation, auxquelles ils demandent de poster de faux avis (positifs, cela s’entend) sur leurs sites, dans des forums ou sur des blogs dédiés.

A 3 750€ HT les 250 commentaires (devis réalisé par « une agence ayant pignon sur les Champs Elysées », d’après les Inrockuptibles), l’affaire a le mérite d’être rentable. Oui, sauf lorsqu’on sait que c’est une pratique totalement illégale, passible de 2 ans d’emprisonnement et de 37 500€ d’amende. Gloups.

C’est pourquoi, pour ne pas se faire repérer, certaines agences n’hésitent pas à envoyer leurs salariés quelques heures par jour dans des cybercafés, pour ainsi pouvoir vanter les (faux) mérites de leurs clients sous couvert de pseudos inventés et d’adresses mail bidonnées.  Mais attention, les techniques sont rodées pour ne pas se faire repérer par la concurrence : écrire « djeun’s » – comprenez avec des fautes d’orthographe – quand on parle d’une auberge de jeunesse, ou ne pas hésiter à trouver un léger petit défaut, pour ne pas paraître trop enjoué non plus.

Pour contrer ces pratiques malhonnêtes, la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) est en train de mener une enquête, bien qu’il soit extrêmement difficile de remonter jusqu’à la source.

D’autres agences ont, elles, repéré le filon, et proposent désormais des solutions pour certifier la valeur des commentaires en ligne. Ainsi, poster un avis, c’est possible, mais il va falloir montrer patte blanche : une photocopie de facture, un numéro de portable ou vos comptes Facebook et Twitter vous seront demandés pour prouver la véritable utilisation du dit-service ou produit. La procédure est plus lourde et pourrait peut-être en arrêter plus d’un, mais elle a l’avantage d’être une valeur quasi sûre.

Sources : Les Inrockuptibles

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