Alcool et e-commerce ne font pas bon ménage

Samedi matin, heure imprécise. Le facteur sonne à votre porte et vous remet un colis. C’est sûrement une erreur, vous n’attendiez rien. Vous jetez un coup d’œil au destinataire, c’est pourtant bien vous. Et l’expéditeur ? C’est aussi vous, via un site de ventes en ligne. Étrange, vous êtes pourtant sûr de n’avoir rien commandé…

N’ayez crainte, vous n’êtes pas atteint du syndrome d’Alzheimer mais faites simplement partie de ces nouveaux consommateurs devenus une des cibles préférées des e-marchands : les consommateurs ivres !

Oui vous avez bien lu, le consommateur imbibé est devenu une réelle opportunité pour la simple et bonne raison qu’il a le clic facile ! En rentrant chez lui après un afterwork bien arrosé, ce dernier aurait tendance à s’installer devant son ordinateur pour décompresser. Et de page en page, la tentation d’achat ne ferait qu’augmenter surtout grâce aux effets de l’alcool qui aident à relativiser le coût élevé d’un produit qu’il n’aurait jamais acheté en temps normal. Le hic, c’est que les conséquences financières peuvent être désastreuses, surtout quand l’internaute ne dispose que d’un panier virtuel qui l’empêche de mesurer objectivement ce qu’il achète.

Ce phénomène, les sites de ventes en ligne l’ont bien cerné, n’hésitant pas à adapter leurs offres à ces nouveaux « modes de consommation ». Ainsi, certains en profitent pour réaliser des promotions spéciales à partir de 21h, comme c’est le cas pour Gilt Groupe, sorte de vente-privée.com américain. Les ventes flash ont également la cote en fin de soirée, le concept jouant sur l’impulsivité des acheteurs qui est largement amplifiée avec quelques verres dans le nez.

Cependant, le fait que des sites comme eBay constatent un taux d’achat plus élevé entre 18h30 et 22h30 ne signifie pas systématiquement que les consommateurs soient en état d’ébriété au moment de sortir leur carte bleue. Ces pics d’activités sont aussi liés à la fin d’une journée de travail classique, pendant laquelle les internautes prennent le temps de faire des achats qu’ils n’auraient pas le temps d’effectuer dans la journée. Il est donc difficile d’évaluer précisément la part de clients saouls et celle de clients sobres dans le total des commandes effectuées. Toujours est-il que les achats de nuit sont en forte progression et sont de plus en plus effectués à partir de terminaux mobiles (ce qui pourrait correspondre au trajet de retour de soirée…).

C’est comme ça qu’après la nuit de la Saint Sylvestre, certains se retrouvent avec une guitare toute neuve ou un snowboard de compèt’. Effet de surprise garanti !

Source : slate.fr

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