Et si vous aviez été l’ami(e) Facebook de Léon Vivien pendant la guerre de 14 ?

L’omniprésence des réseaux sociaux aujourd’hui nous amène parfois à nous demander ce que seraient nos vies sans Facebook, Twitter ou Instagram. Mais à l’inverse, vous êtes vous déjà demandé à quoi aurait ressemblé la vie de vos ancêtres si les médias sociaux  avaient existé à leur époque ? Suivre le quotidien d’un poilu au temps de la Première Guerre mondiale à travers ses statuts Facebook par exemple ?

C’est en tout cas ce que propose l’agence DDB Paris, dont l’initiative ne cesse d’être saluée depuis le lancement de la page facebook.com/leon1914 le 11 avril dernier. Cette expérience digitale innovante a été imaginée pour promouvoir le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, à l’aube du centenaire de la guerre de 14-18.

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Grâce à une page Facebook respectant scrupuleusement les dates qui ont marquées la vie de nos soldats français à l’époque, vous découvrirez le quotidien de Léon Vivien, instituteur arraché trop tôt à son foyer par les obligations militaires de l’époque. On y apprend au fil du temps qu’il est marié à Madeleine et qu’il attend un petit garçon.

A l’instar des jeunes d’aujourd’hui qui partagent leur quotidien au travers de statuts Facebook souvent trop fréquents, vous aurez ici la possibilité de suivre le parcours de ce protagoniste éphémère dans le long chemin qui le mène au front… Récits de son « voyage », nouvelles du front, informations sur la guerre en temps réel… les statuts de Léon décrivent de façon poignante l’histoire de l’époque. Ponctuée de commentaires de ses amis ou de ses proches, la page réussit à faire naître en nous un sentiment étrange : entre réel et virtuel, il est parfois difficile de faire la différence, d’autant plus lorsque les statuts de Léon apparaissent dans nos fils d’actualité.
Michel Rouger, directeur du Musée, explique : « Pour la première fois, un musée, en reprenant tous les moyens narratifs propres à ce réseau, va offrir aux Français la possibilité de vivre au jour le jour le quotidien d’un poilu. C’est surtout une manière originale pour les jeunes générations de découvrir cette période de l’Histoire, à travers un outil qui leur est familier ».

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DDB frappe très fort en utilisant les codes et les technologies actuelles pour ranimer la mémoire d’un drame historique. A noter d’ailleurs que l’ensemble des statuts publiés et des clichés mis en ligne sur le profil de Léon proviennent de la collection du Musée et ont été validés par l’historien Jean-Pierre Verney. Avec plus de 38 000 fans en à peine 10 jours, DDB réussi un pari ambitieux répondant à la problématique du Musée : « Découvrez ce qu’aucun homme n’aurait jamais dû connaître »…

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