Sarah

Sarah – Orthophoniste – Saint Pierre (La Réunion)

– Salut ! Peux-tu te présenter brièvement ?
Sarah , 24 ans (oui je suis relativement jeune et ferme), travaille (tout est relatif) depuis dix mois sur une île exotique… aime particulièrement sa vie.

– Encore plus brièvement maintenant, si tu devais te définir en 3 mots ?
Vie De Merde (ha ha) non, exercice trop perilleux je n’ai jamais su faire ça, même mon propre géniteur ne peut me définir en trois mots, il reste coi donc …

– Parle-nous de ton job. En quoi consiste-t-il ?
Orthophoniste, pour les puristes c’est rendre la parole « droite » selon les racines grecques (oui je suis cultivée) mais concrètement je m’assois par terre, je fais des bulles et je révise l’alphabet deux cent cinq fois par jour… Non je travaille essentiellement auprès d’enfants en bas âge, mettre en place une plate forme pour la communication, accompagnement parental avec conduites langagières adaptées et j’interviens auprès d’enfants avec troubles envahissants du développement, donc communication alternative… Je bosse dans un milieu créolophone donc il y a tout une dynamique culturelle à prendre en compte, donc polyvalence oblige !

– Te considères-tu comme une passionnée ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ?
Le tout serait de savoir de quoi (même si j’ai bien quelques idées non divulguables par écrit), je ne suis pas passionnée de mon boulot mais j’ai la chance d’avoir le choix du public avec lequel je veux travailler, du type de travail que je veux faire et surtout comment je gère ma pratique pro donc j’aime ce côté libre et varié (et aussi la morve dans les cheveux et le vomi sur les robes).

– Est-ce que tu t’imagines faire le même métier toute ta vie ?
N-O-N. Si je me laisse rêver je change de domaine complètement pour revenir à mes premières amours, si j’ai les pieds sur terre j’évolue dans mon boulot, éventuellement gérer des équipes ou mettre en place des projets écologiques avec les parents et les différents intervenants autour de l’enfant handicapé (oui je suis très intelligente).

– Ta journée type ?
Je me lève, je conduis face à l’océan indien, je trouve ça très beau, j’arrive au bureau , je travaille dos à l’océan indien (je trouve ça toujours aussi  beau), je fais de la paperasse (beaucoup trop d’administratif dans ce monde), et je rentre face à la mer, je trouve ça très beau. Et sinon j’ai des horaires flexibles en fonction du taux d’absentéisme, je vois en moyenne quinze enfants par jour et j’ai souvent des réunions de synthèse le soir.

– Ta soirée type ?
Selon le taux de pleurs, d’hyperactivité et de cris du jour, deux options : manger/dormir ou terrasse/boisson/manger/dormir sachant que la boisson dure en général longtemps, je nommerais ça plus communément comme un afterwork. Classe.

– Spontanément, qu’est-ce que ça t’évoque le web 2.0 ?
GNU ? On me l’a souvent expliqué je n’ai jamais compris, ça fait très avant garde comme sonorité.

– Quand on te parle de réseaux sociaux, de tweet, de share, de like, de repin, de followers, de RT, de #hashtag, de +1 ou de friends, qu’as-tu envie de dire ?
Je ne fais toujours pas la différence entre works et word.

– Sur quel(s) réseau(x) es-tu présente ?
Facebook est une continuité de ma personne, c’est à la limite du pathétisme. Le reste m’est relativement étranger.

– Si tu devais te réincarner en un réseau, ce serait lequel ?
Est ce qu’on peut jouer à Tetris en réseau ?

– Et si tu étais une appli mobile ?
Mon portable a des vraies touches et j’ai appris il y a deux jours ce qu’était Shazam, donc je dirais Shazam (j’en connais pas d’autre).

– Quelque chose à rajouter ?
Le temps des pigeons voyageurs était quand même plus simple.